Réglementation des soins énergétiques : comment sécuriser votre pratique professionnelle
D'après le Gulf Daily News, le ministère de la Santé koweïtien vient de tracer une ligne nette entre psychothérapie encadrée et pratiques énergétiques non validées.

Pour nous qui travaillons dans l'intimité du toucher, en chambre d'hôtes ou en spa, cette nouvelle réglementation mérite qu'on la lise comme un miroir plus que comme une menace: elle pose, à sa manière, la question de la juste parole qui accompagne le geste.
Un cadre plus strict pour la psychothérapie
La décision ministérielle n° 225 de 2026 durcit les critères d'exercice de la psychothérapie, dans les secteurs public et privé. Pour obtenir une licence, les praticiens devront justifier de diplômes universitaires reconnus, d'une équivalence officielle pour les formations obtenues à l'étranger, d'une présence en présentiel, de stages cliniques supervisés et d'un volume défini de séances accomplies en établissement accrédité. L'objectif affiché: protéger les patients et garantir la qualité de l'accompagnement.
Ce qui se retrouve hors du cadre
La même décision interdit un certain nombre de pratiques lorsqu'elles sont exercées sans assise scientifique reconnue. Sont notamment concernés: le Reiki, le soin prânique, l'hypnose non validée, la projection astrale, le « cosmic healing », la notion de « star seeds », l'usage des cristaux, la loi de l'attraction, l'analyse du langage corporel, la manipulation des chakras et des auras, la programmation neurolinguistique, le « psychological yoga », la chromothérapie et les soins par vibrations sonores. Le coaching de vie et les activités de développement personnel sont également recentrés dans un cadre de licence obligatoire.
Loin de nous l'idée de juger ces approches d'un trait de plume. Mais ce signal nous invite, praticiens du toucher et de l'enveloppement, à clarifier notre propre posture: que promettons-nous, et sur quoi nous appuyons-nous pour le promettre?
Et côté inspiration, dix lectures à garder près de soi
En parallèle, le Sunday Guardian a publié une sélection de dix ouvrages autour de la méditation. On y retrouve des classiques comme « Wherever You Go, There You Are » de Jon Kabat-Zinn, qui initie à la pleine conscience par l'attention aux gestes du quotidien, et « Mindfulness in Plain English », qui rend la pratique accessible aux débutants. Thich Nhat Hanh, avec « The Miracle of Mindfulness », invite à réinvestir chaque activité ordinaire d'une présence plus fine. Pour celles et ceux qui aiment la progression, « The Mind Illuminated » propose un cadre structuré et systématique. Sur un versant plus moderne, « 10% Happier » de Dan Harris ou « Meditation for Fidgety Skeptics » répondent avec humour aux résistances les plus courantes. Sharon Salzberg, avec « Real Happiness », apporte des exercices concrets à intégrer au quotidien. Enfin, « The Untethered Soul » et « Waking Up » ouvrent une porte plus contemplative, sur la conscience et le rapport au moi.
Quel que soit le pays où l'on exerce, deux fils se tissent. Le premier: la rigueur de la formation et la justesse de la parole ne contredisent pas la douceur — elles sont ce qui permet à la douceur d'être pleinement reçue. Le second: la lecture choisie avec intention devient un prolongement silencieux du soin, une manière d'entretenir, à l'intérieur de soi, l'espace de présence que l'on offrira ensuite à l'autre.